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Difficultés scolaires : la posture parentale qui aide vraiment votre enfant à progresser

29/01/2026

Difficultés scolaires : la posture parentale qui aide vraiment votre enfant à progresser

Lorsqu’un enfant rencontre des difficultés scolaires, les parents se sentent souvent démunis. Faut-il insister davantage ? Relâcher la pression ? Punir ? Encourager ?
Pourtant la posture adoptée par les parents joue un rôle important dans l’évolution des apprentissages, de la motivation et de la confiance en soi de l’enfant.

Adopter une posture juste ne signifie pas « laisser faire », mais comprendre, ajuster et accompagner autrement. Alors voici quelques pistes.

 

 

Sortir des idées reçues sur la réussite scolaire 

 

De nombreuses croyances freinent encore l’accompagnement des enfants en difficulté et angoissent énormément les parents.

 

« Pour réussir sa vie, il faut être brillant à l’école et avoir au moins un Bac +5 » : FAUX.
La réussite personnelle et professionnelle repose avant tout sur la confiance en soi, la capacité à essayer, à persévérer, à apprendre de ses erreurs et à s’orienter vers ce qui fait sens pour soi. L’école n’est qu’un moyen, pas une finalité. 

 

« Un enfant avec des troubles des apprentissages ne peut pas faire d’études supérieures » : FAUX.
Les enfants présentant des troubles dys, un TDA/H peuvent réussir un parcours scolaire ambitieux lorsqu’ils bénéficient de repérages précoces, d’aménagements adaptés et de stratégies compensatoires efficaces

 

« S’il a de mauvaises notes, c’est qu’il est fainéant ou qu’il ne fait pas assez d’efforts » : FAUX.
Un enfant a envie de réussir. Lorsqu’il n’y parvient pas, c’est rarement par choix. Les difficultés scolaires sont souvent le symptôme de méthodes inadaptées, de troubles non identifiés, de difficultés psycho-affectives,  d’une surcharge cognitive ou d’un épuisement. 

 

 

Face aux "mauvaises" notes : protéger l’estime de soi de l’enfant

 

Lorsqu’un enfant montre une copie avec une note décevante ou un commentaire négatif, la réaction parentale est déterminante.

 

Il y a un point essentiel à se remémorer :
👉 la note ne mesure ni la valeur de l’enfant, ni ses efforts, ni son potentiel.

 

Il est important d’éviter les comparaisons avec la moyenne de la classe, qui donnent une vision partielle et souvent anxiogène des résultats.

 

L’objectif est de recentrer l’échange sur les apprentissages :

  • valoriser le travail fourni,

  • analyser ce qui a posé problème,

  • identifier les compétences à renforcer.

Si les difficultés sont récurrentes, un dialogue avec l’équipe enseignante est indispensable. Partager vos observations, évoquer l’investissement de votre enfant et questionner les écarts entre efforts et résultats permet souvent d’ouvrir la réflexion vers des adaptations pédagogiques ou des bilans spécialisés.

 

Lorsque des troubles sont identifiés, la mise en place d’un PAP ou d’un PPS devient un levier essentiel pour sécuriser le parcours scolaire.

 

 

Devoirs difficiles ou refus de travailler : comprendre avant d’agir

 

Le refus de faire les devoirs est fréquent chez les enfants en difficulté. Il traduit rarement de la mauvaise volonté, mais souvent une fatigue cognitive, une anxiété ou un sentiment d’échec répété.

 

Une posture efficace repose sur trois piliers : cadre, prévisibilité et ajustement.

 

Structurer l’environnement

Un espace calme, dédié aux devoirs, avec un matériel prêt à l’avance, réduit considérablement la charge mentale. Un temps de transition après l’école (goûter, mouvement, pause) permet à l’enfant de retrouver une disponibilité cognitive.

 

Installer des routines sécurisantes

Des horaires fixes, des tâches limitées en nombre et des temps de travail courts (10 à 15 minutes) favorisent l’engagement. Laisser à l’enfant un choix dans l’ordre des tâches renforce son sentiment de contrôle et diminue l’opposition.

 

Accompagner sans surinvestir

Le rôle du parent n’est pas de remplacer l’enseignant, mais de soutenir la compréhension : reformuler les consignes, proposer des supports visuels, varier les modalités d’apprentissage. L’adaptation des méthodes est souvent plus efficace que l’augmentation du temps de travail.

Avec les enfants plus grands, la responsabilisation progressive est essentielle : l’enfant reste acteur de sa scolarité, même lorsqu’il rencontre des obstacles.

 

 

S’entourer de professionnels et de ressources pour mieux comprendre et déculpabiliser

 

Face à des difficultés scolaires persistantes, il est essentiel de ne pas rester seul. Se rapprocher de professionnels spécialisés permet de mieux comprendre le fonctionnement de son enfant, d’identifier l’origine de ses difficultés et de poser des mots sur ce qu’il vit au quotidien. Orthophonistes, psychomotriciens, psychologues, neuropédiatres... apportent un éclairage complémentaire sur les apprentissages, l’attention, la mémoire, la motricité ou les émotions.

 

Identifier les difficultés, et comprendre permet de sortir de la culpabilité parentale et de redonner du sens aux comportements de l’enfant.

 

Il est tout aussi important d’expliquer à l’enfant ce qui lui arrive, avec des mots simples et adaptés à son âge. Mettre du sens sur ses difficultés lui permet de comprendre qu’il n’est ni « nul », ni « paresseux », mais qu’il fonctionne différemment et qu’il existe des stratégies pour apprendre autrement. Cette compréhension est un puissant levier de réassurance et de restauration de l’estime de soi.

 

Les associations de parents constituent également un soutien précieux. Des associations comme Hypersupers TDAH France, Dys'Solutions France offrent de l’information fiable, des ressources pratiques et des espaces d’échange entre familles confrontées aux mêmes réalités. Elles aident les parents à mieux connaître les troubles des apprentissages, à comprendre les droits et dispositifs existants, et à se sentir légitimes dans leurs démarches auprès de l’école et des professionnels.

 

 

En conclusion

 

Face aux difficultés scolaires, la posture parentale la plus aidante repose sur la compréhension, la valorisation des efforts, la coopération avec l’école et l’adaptation aux besoins réels de l’enfant. Ce n’est ni la pression ni la comparaison qui font progresser, mais un cadre sécurisant, des attentes réalistes et une confiance préservée.

 

N'hésitez pas à m'envoyer un message si des situations vous laissent parfois démunies : envoyer un message

 

 

 

 

Signaux d’alerte des troubles des apprentissages de 3 à 17 ans

26/01/2026

Signaux d’alerte des troubles des apprentissages de 3 à 17 ans

Les troubles des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie, Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans hyperactivité) ne relèvent ni d’un manque de travail, ni de motivation, ni d’intelligence.
Ils se caractérisent par des difficultés durables, spécifiques, résistantes à l’entraînement, souvent en contraste avec un niveau intellectuel globalement préservé.

 

Repérer les signaux d’alerte le plus tôt possible, de la maternelle au lycée, permet d’éviter l’installation de l’échec scolaire, de la souffrance psychologique et de l’auto-dévalorisation.

 

Dans cette article nous reverrons rapidement, dans un premier temps, les signes spécifiques des difficultés principales causées pour chacun des troubles puis nous évoqueront les signaux transversaux à tout âge ainsi que les signaux par tranche d'âge (de 3 à 5 ans, de 6 à 9 ans, de 10 à 13 ans, et de 14 à 17 ans). Enfin, pour conclure, nous découvrirons ce qui, en tant que parent doit nous pousser à consulter.

 

 

1- Les signes spécifiques selon le type de trouble

 

Ces signes sont présentés à titre indicatif, ils ne sont ni exhaustifs et ni exclusifs. Cette liste a pour but de donner une idée générale de chacun des troubles.

 

📖 Dyslexie / Dysorthographie ou Trouble du langage écrit

  • Difficultés à faire correspondre lettre et son et inversement

  • Confusions de sons proches visuellement ou de manière auditive  (b/p, d/t, v/f, m/n…)

  • Lecture lente, hachée, peu automatisée

  • Difficultés de compréhension de ce qui est lu
  • Inversions, omissions ou ajouts de lettres ou syllabes

  • Orthographe très instable malgré l’entraînement

 

✍️ Dysgraphie / Dyspraxie ou Trouble Développemental de la Coordination (TDC)

  • Écriture lente, irrégulière ou illisible

  • Tenue du crayon atypique

  • Copie très coûteuse et fatigante

  • Difficultés avec les outils scolaires (règle, compas, ciseaux)

  • Maladresse dans l’habillage et les jeux de construction

 

🔢 Dyscalculie ou Trouble des Apprentissages Mathématiques (TAM)

  • Difficulté à comprendre la notion de nombre

  • Tables non mémorisées

  • Problèmes pour poser les opérations

  • Confusions dans les étapes de raisonnement

  • Difficultés avec fractions, géométrie et abstraction

 

🗣️ Dysphasie ou Trouble du langage oral

  • Difficultés importantes d’expression et/ou de compréhension

  • Phrases peu structurées

  • Omissions de mots

  • Consignes mal comprises

  • Compensation par la gestuelle

 

⚡ Troubles du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH)

  • Difficulté à maintenir l’attention

  • Distractibilité importante

  • Impulsivité, agitation possible

 

 

2- Les signaux d’alerte transversaux (à tous les âges)

 

Quel que soit l’âge, certains signes doivent alerter lorsqu’ils persistent dans le temps :

  • Difficultés ciblées et persistantes dans un domaine précis (lecture, écriture, mathématiques, langage oral, gestes), malgré l’aide, les répétitions et une bonne volonté apparente

  • Antécédents développementaux : retard de langage, maladresse motrice, difficultés de repérage spatial ou temporel, latéralisation tardive

  • Lenteur marquée dans les tâches scolaires (lecture, copie, résolution de problèmes) avec fatigabilité rapide

  • Écart significatif entre compétences orales et écrites, ou entre raisonnement oral et performances scolaires

  • Stratégies d’évitement : plaisanter, déranger, se mettre en retrait pour éviter de lire ou d’écrire

  • Impact émotionnel : baisse de l’estime de soi, anxiété scolaire, découragement

  • Retentissement émotionnel, scolaire et familial :

    • Refus scolaire ou évitement de l’école

    • Plaintes psychosomatiques récurrentes

    • Devoirs excessivement longs ou sources de crises

    • Résultats non proportionnels aux efforts fournis

    • Dissimulation ou camouflage des difficultés scolaires

 

Attention : un signal isolé n’est pas suffisant. C’est la persistance, l’intensité et l’accumulation des signes qui font alerte.

 

 

3- Les signaux par tranche d'âge

 

De 3 à 5 ans : les premiers signaux en maternelle

 

Langage et repères

  • Vocabulaire très limité

  • Phrases courtes et peu structurées

  • Difficulté à raconter une histoire dans l’ordre

  • Difficulté à se faire comprendre par une personne autre que la famille proche
  • Problèmes de mémorisation des comptines, couleurs, jours

 

Gestes et motricité

  • Maladresse ou lenteur importante pour s’habiller, pour manger, pour les gestes du quotidien

  • Difficulté avec des puzzles simples

  • Graphisme pauvre 

 

Pré-requis scolaires

  • Difficulté à reconnaître lettres et sons même ceux de son prénom

  • Confusions phonologiques fréquentes

  • Difficulté à dénombrer de petites quantités

 

De 6 à 9 ans (CP–CE2) : des signaux d’alerte scolaires nets

 

  • Apprentissage de la lecture très lent

  • Confusions fréquentes de sons

  • Lecture hachée qui progresse peu

  • Difficultés à se repérer dans un cahier, une page, à écrire sur la ligne, à respecter la taille des lettres

  • Lenteur extrême en copie

  • Difficultés à écrire des nombres, surcompter, décompter, comparer, comprendre le sens des opérations, appliquer des procédures de calcul, résoudre des problèmes

 

De 10 à 13 ans (CM–collège) : des troubles qui se structurent

 

  • Lecture encore lente, nécessitant de multiples relectures

  • Compréhension en baisse dès que le texte s’allonge

  • Orthographe très déficitaire malgré les apprentissages

  • Productions écrites courtes et pauvres

  • Prise de notes quasi impossible

  • Cahiers désorganisés

  • Difficultés avec les fractions, la géométrie et la résolution de problème

 

De 14 à 17 ans (collège–lycée) : un fort retentissement scolaire

 

  • Incapacité à suivre le rythme de lecture exigé

  • Surcharge cognitive permanente

  • Fautes d’orthographe persistantes

  • Difficulté à structurer un texte (intro, développement, conclusion)

  • Écart marqué entre compréhension orale et résultats écrits

  • Choix d’orientation guidés par l’évitement de l’écrit

 

 

 

🚨 Quand faut-il consulter ?

 

Si vous repérez que votre enfant présente ce type de difficultés, parlez-en à son ou ses enseignants.

Si malgré l'aide apportée à l'école et à la maison, vous obsersez : 

  • Une persistance des difficultés au-delà de 6 mois malgré une remédiation ordinaire : Aide Pédagogique Complémentaire (APC), Programme Personnalisé de Réussite Educative (PPRE), Réseau d'aides spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED), Stage de Remise à Niveau (SRAN)...

  • Un contraste important entre efforts fournis et progrès obtenus

  • Un écart net entre compétences orales et écrites

  • Une accumulation de facteurs développementaux à risque

  • Un retentissement scolaire et psychologique significatif

 

N'hésitez pas à consulter un professionnel de santé! En première intention, son médecin traitant ou son pédiatre, qui vous orientera si nécessaire vers les professionnels de santé adaptés.

TDAH, Dys, TSA : des profils qui apprennent autrement

13/11/2025

TDAH, Dys, TSA : des profils qui apprennent autrement

Et si on apprenait à regarder les différences autrement ?

 

Chaque enfant apprend à son rythme, avec ses forces, ses fragilités et sa propre manière de comprendre le monde.
Pour certains enfants et ados, notamment ceux présentant un Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH), un trouble “Dys” ou un Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA), le chemin des apprentissages est plus sinueux.

 

L’idée clé est qu’ils n’apprennent pas dans les mêmes conditions. Leur cerveau traite l’information différemment, ce qui demande des ajustements spécifiques, sans rien enlever à leur potentiel ni à leur intelligence.

 

Comme le dit la célèbre métaphore :

“Si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.”
Ces enfants ne manquent pas de compétences : ils ont simplement besoin d’un environnement où leurs talents peuvent s’exprimer.

 

 

1️⃣ Des profils singuliers : comprendre les différences

 

🔹 Le TDAH : un cerveau en mouvement permanent

Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) se manifeste par une attention fluctuante, une grande impulsivité et une agitation motrice et/ou mentale.
Mais derrière ce bouillonnement, on trouve souvent :

  • une curiosité sans limite,

  • une créativité vive,

  • une capacité à rebondir rapidement,

  • et un goût prononcé pour l’action.

Ces enfants s’épanouissent quand l’apprentissage devient concret, vivant, rythmé et porteur de sens.

 

🔹 Les troubles “Dys” : des obstacles spécifiques aux apprentissages

Les troubles Dys regroupent plusieurs réalités :

  • la dyslexie (lecture),

  • la dysorthographie (orthographe),

  • la dyspraxie (coordination motrice),

  • ou la dyscalculie (logico-mathématique).

Ils ne traduisent pas un manque d’intelligence, mais un fonctionnement cérébral particulier dans le traitement des informations.
Un enfant dyslexique, par exemple, sera moins efficient en lecture qu’un élève typique, mais il pourra exceller dans d’autres domaines : raisonnement verbal, logique, créativité ou compréhension globale.

Chaque profil est unique : comprendre ses forces est la première étape pour lui permettre de progresser.

 

🔹 Le TSA : une perception du monde unique

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) se caractérise par :

  • des particularités dans la communication et les interactions sociales,

  • des intérêts spécifiques souvent très développés,

  • des spécificités sensorielles.

Beaucoup d’enfants avec autisme possèdent une bonne mémoire visuelle, un sens du détail et une pensée visuelle puissante.
Avec un cadre stable et des repères clairs, ils peuvent s’épanouir et révéler tout leur potentiel.

 

 

2️⃣ Forces et talents

 

Chaque enfant / adolescent est unique.
Mais de manière générale, on observe chez de nombreux enfants neuro-atypiques certaines qualités récurrentes, liées à leur fonctionnement cérébral différent et à la résilience développée au fil des années.

Ces jeunes ont souvent dû :

  • persévérer pour comprendre ce qui semblait évident pour les autres,

  • analyser et trouver des stratégies pour contourner les difficultés,

  • travailler dix fois plus pour obtenir les mêmes résultats,

  • s’adapter à un environnement peu conçu pour eux.

D'un cerveau qui fonctionne autrement et d’un parcours exigeant naissent des compétences précieuses :

  • Créativité et pensée divergente,

  • Capacité à résoudre des problèmes complexes,

  • Goût de la recherche et de l’innovation,

  • Sens du détail ou vision globale hors norme,

  • Empathie, curiosité, endurance et originalité du raisonnement.

Ces qualités complètent les approches plus “typiques”.
Elles offrent une autre manière de voir le monde, d’inventer, d’innover.
Ce sont souvent les profils atypiques qui font avancer la société, en cherchant des solutions nouvelles, en détournant les problèmes, en explorant des chemins que d’autres n’oseraient pas emprunter.

Leurs différences ne sont pas des freins : ce sont des leviers pour penser autrement.

 

 

3️⃣ Défis et besoins spécifiques

 

Pour apprendre efficacement, ces enfants doivent souvent composer avec :

  • une charge cognitive élevée (ils mobilisent plus d’énergie pour des tâches simples),

  • une attention fragile et une sensibilité accrue aux distractions,

  • des difficultés de planification, d’organisation ou de motricité fine,

  • un besoin de cadre, de clarté et de sécurité pour se repérer.

Ces particularités ne sont pas des faiblesses : elles montrent simplement que les méthodes standard ne conviennent pas à tous les cerveaux.

 

 

 

4️⃣ Aménagements et stratégies pour favoriser leurs apprentissages

 

🔸 En classe

  • Alléger la quantité de travail sans diminuer les objectifs d’apprentissage.

  • Donner des consignes simples, claires et visuelles.

  • Fractionner les tâches, permettre des pauses actives.

  • Utiliser des outils de compensation (ordinateur, dictée vocale, supports visuels).

  • Valoriser chaque progrès, même minime, pour entretenir la motivation.

 

🔸 À la maison

  • Créer un espace calme et ritualisé pour les devoirs.

  • Utiliser des supports variés et ludiques (jeux, manipulations, vidéos, applis éducatives).

  • Favoriser les apprentissages concrets et sensoriels : bouger, toucher, expérimenter.

  • Intégrer des pauses, du mouvement, du plaisir dans les apprentissages.

Ces aménagements ne sont pas des “avantages” : ils rétablissent l'équité.
Ils offrent à chaque enfant la possibilité d’apprendre selon son fonctionnement.

 

 

🎯 Conclusion : il n’existe pas une seule manière d’apprendre

 

Les TDAH, les troubles Dys et les TSA nous rappellent une vérité essentielle : chaque cerveau apprend différemment.
Adapter les méthodes, varier les supports et assouplir les approches ne profite pas seulement aux enfants à besoins spécifiques — ces ajustements améliorent l’apprentissage de tous.

Il n’existe pas une seule manière d’apprendre.
Les aménagements et les stratégies pédagogiques profitent à tous les élèves, même à ceux qui ne sont pas concernés par un trouble neurodéveloppemental.

Ces enfants nous invitent à repenser l’école, la pédagogie et la manière d’accompagner la diversité cognitive.

 

 

Aller plus loin ?

Vous recherchez une aide pour votre enfant / ado? 

➡️ Découvrez mes accompagnement personnalisés :

  • Rééducation scolaire ciblée (lecture, compréhension, orthographe, maths, organisation)

  • Travail cognitif (attention, mémoire, planification)

  • Apports méthodologiques (outils visuels, stratégies d’apprentissage)

  • Renforcement de la confiance, de la motivation et de l’autonomie

 

Préparer la rentrée scolaire : la to-do list indispensable pour les parents

19/08/2025

Préparer la rentrée scolaire : la to-do list indispensable pour les parents

La rentrée approche, et avec elle son lot de petits défis à relever : acheter les fournitures, remplir les papiers administratifs, prévoir les certificats… sans oublier d’aider les enfants à se remettre doucement dans le rythme !

 

Entre les listes données par l’école, les inscriptions aux activités extrascolaires et l’organisation à la maison, il est parfois difficile de ne rien oublier. Résultat : beaucoup de stress la veille du grand jour, et une impression de courir dans tous les sens.

 

Bonne nouvelle!!! Avec un peu d’anticipation et une to-do list claire et complète, il est possible d’aborder cette période sereinement.

 

Dans cet article, je vous propose une check-list simple et efficace à imprimer (ou à garder sur votre téléphone) pour préparer la rentrée sans stress et avec l’assurance que tout est prêt.

 

Vous y trouverez :

  • Les fournitures scolaires indispensables

  • Les inscriptions et démarches administratives à ne pas oublier

  • Les certificats et documents nécessaires

  • Quelques astuces pour organiser la maison et instaurer un climat apaisé

 

Parce qu’une rentrée réussie, c’est aussi une rentrée sans mauvaises surprises pour les parents comme pour les enfants !

 

 

Découvrez maintenant la check-list à cocher spéciale parents pour la rentrée!

Tout savoir sur la dyslexie (partie 1)

06/04/2025

Tout savoir sur la dyslexie (partie 1)

Qu'est ce que la dyslexie ou trouble du langage écrit?

 

La dyslexie est un trouble d'apprentissage qui affecte la capacité d'une personne à lire, écrire et orthographier de manière précise et fluide. Les personnes atteintes de dyslexie peuvent avoir des difficultés à identifier les mots et les lettres, à comprendre le sens des phrases et à épeler des mots correctement. La dyslexie est souvent associée à des problèmes de traitement phonologique, c'est-à-dire la capacité à entendre, distinguer et manipuler les sons de la parole.

 

Les personnes qui en sont atteintes peuvent également avoir des difficultés à traiter l'information visuelle, à se concentrer et à mémoriser des informations. La dyslexie est un trouble neurologique qui peut avoir un impact significatif sur la réussite scolaire et professionnelle d'une personne.

 

Cependant, le plus important à retenir, est qu'un diagnostic précoce et une prise en charge appropriée permettent d'apprendre à compenser leurs difficultés et à développer des stratégies efficaces pour réussir.

 

Que dit la recherche actuelle sur ses causes?

 

Les causes exactes de la dyslexie ne sont pas encore complètement comprises et il est probable que la dyslexie soit causée par une combinaison complexe de facteurs, impliquant des interactions entre la génétique, l'environnement, et le développement cérébral.
Actuellement, elles restent un sujet de recherche actif.
Cependant, il existe plusieurs hypothèses sur les causes organiques et fonctionnelles. En voici quelques exemples.

 

Du côté des causes organiques, plusieurs pistes sont explorées :

1.  Facteurs génétiques : Des études ont montré que la dyslexie peut être héritée, avec des variations dans les gènes impliqués dans la formation des connexions cérébrales liées à la lecture.
2.  Anomalies cérébrales : Des études d'imagerie cérébrale ont révélé que les personnes atteintes de dyslexie ont souvent des anomalies dans les régions du cerveau qui sont importantes pour le traitement de la lecture. Une des hypothèses suggère que la dyslexie peut être causée par une migration neuronale anormale pendant le développement embryonnaire, ce qui peut entraîner des anomalies dans la formation des connexions cérébrales nécessaires pour la lecture. Selon cette hypothèse, les neurones impliqués dans la lecture ne migrent pas correctement vers les zones du cerveau qui leur sont destinées pendant le développement embryonnaire. Cela peut entraîner des anomalies dans la formation des connexions cérébrales qui sont importantes pour le traitement de la lecture.
3.  Problèmes de développement prénatal : Des facteurs tels que l'exposition à l'alcool, au tabac et à d'autres toxines prénatales peuvent affecter le développement du cerveau et augmenter le risque de dyslexie.

 

Du côté des causes fonctionnelles, différentes théories cohabitent :

  •   La théorie phonologique : Cette théorie suggère que les difficultés de lecture chez les personnes dyslexiques peuvent être liées à des problèmes dans la façon dont le cerveau traite les sons de la langue. Les recherches ont montré que les personnes dyslexiques ont des difficultés à segmenter les mots en sons individuels et à comprendre comment les sons de la langue correspondent aux lettres. Il est possible que ces difficultés phonologiques soient liées à des anomalies dans les régions du cerveau impliquées dans le traitement phonologique.
    -   La théorie visuelle : Cette théorie suggère que les difficultés de lecture chez les personnes dyslexiques peuvent être liées à des problèmes dans la façon dont le cerveau traite les informations visuelles, telles que la forme et la position des lettres. Il est possible que ces difficultés visuelles soient liées à des anomalies dans les régions du cerveau impliquées dans le traitement visuel.
    -   La théorie du traitement temporel : Cette théorie suggère que les difficultés de lecture chez les personnes dyslexiques peuvent être liées à des problèmes dans la façon dont le cerveau traite les informations temporelles, telles que la perception de la durée et la coordination temporelle des mouvements des yeux pendant la lecture. Il est possible que ces difficultés de traitement temporel soient liées à des anomalies dans les régions du cerveau impliquées dans la perception temporelle et la coordination des mouvements oculaires.
    -  Problèmes de mémoire de travail : Les personnes atteintes de dyslexie peuvent avoir des difficultés avec la mémoire de travail, qui est importante pour la lecture et l'écriture.

 

Il est important de noter que ces hypothèses ne sont pas encore pleinement comprises et qu'il est également possible les symptômes associées à la dyslexie soient le résultat d'une combinaison de plusieurs facteurs : génétique, développemental et environnemental.

 

Quelles sont les différentes étapes pour obtenir un diagnostic complet et précis?

 

Pour obtenir un diagnostic complet et précis, il est important de respecter différentes étapes. Vous les retrouvez ci-dessous listées dans l'ordre et en fonction des acteurs concernés.

 

1- Les parents

On ne le dira jamais assez mais les parents sont les personnes qui connaissent le mieux leur enfant. Souvent, ils observent très rapidement l'apparition de certaines difficultés à la maison.
En maternelle, ils peuvent observer que leur enfant ne retient pas le nom des lettres et notamment celles de son prénom.
En CP,  l'enfant ne mémorise pas ou très difficilement le son des lettres, inverse ou confond des sons, invente la fin des mots. Sa lecture reste très lente, hachée, il ne retient pas ce qu'il lit, il se fatigue très vite ou évite le plus possible de lire.
Il peut présenter une ou plusieurs de ces difficultés mais les parents remarquent que la lecture lui demande beaucoup d'efforts. Inversement, l'enfant peut présenter ces difficultés et ne pas présenter de dyslexie. D'où l'importance de suivre toutes les étapes du diagnostic que nous allons aborder.

 

2- L'enseignant

Avec les années de pratiques, les enseignants ont l'habitude détecter très rapidement dans la scolarité les difficultés nécessitant la consultation de professionnels de santé. Ils alerteront les parents, notamment au moment des passations des évaluations nationales, mais aussi tout au long de l'année en fonction de l'évolution de l'enfant.
Il est important que les parents se sentent suffisamment à l'aise avec l'enseignant pour le contacter en cas de difficultés constatées lors des devoirs et pour aborder avec lui leurs doutes. Ces échanges accélèreront la compréhension globale des difficultés de l'enfant.

 

3- L'enseignant spécialisé à dominante pédagogique du RASED

Le Réseau d'Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté est un réseau méconnu et les enseignants qui le constituent son de moins en moins nombreux. Cependant, le réseau doit être présent, en cas de besoin, sur l'ensemble des écoles. 

Vous pouvez solliciter l'enseignant spécialisé via l'enseignant de votre enfant si celui-ci ne l'a pas déjà fait.
Il peut évaluer les compétences scolaires de votre enfant, fournir des stratégies d'enseignement aux enseignants, mettre en place un suivi en petit groupe au sein de l'école, fournir aux parents des stratégies de soutien à la maison, et/ou les orienter vers des professionnels de santé.

 

4- Les médecins

Il est indispensable avant de lancer le processus des bilans d'écarter tout trouble sensoriel qui pourrait affecter la lecture. Aussi, il est nécessaire de consulter un médecin qui pourra réaliser des bilans visuels et auditifs ou orienter les parents vers des spécialistes comme des ophtalmologues, ORL, orthoptistes...

 

5- Le psychologue scolaire et/ou le neuropsychologue

A ce stage, si les causes sensoriels ont été écartés, il est important d'évaluer les fonctions cognitives, telles que la mémoire, la compréhension du langage pour cibler avec précision les forces et les points faibles de l'enfant. Les tests psychotechniques peuvent être réalisés par le psychologue scolaire en fonction de sa spécialité ou par le neuropsychologue. L'avantage du psychologue scolaire est la gratuité de la passation des tests. Cependant, lorsque ce premier bilan induit des évaluations complémentaires notamment sur les fonctions exécutives, la consultation d'un neuropsychologue sera nécessaire.

 

Par ailleurs, il peut repérer les difficultés psycho-affectives de l'enfant. En effet, il est important de ne pas négliger cet aspect car une gestion mal maîtrisée des émotions peut être à l'origine de nombreuses difficultés scolaires dont les difficultés en lecture.

 

6- L'orthophoniste

L'orthophoniste est un professionnel de santé qui évalue et traite les troubles de la communication, y compris les troubles du langage écrit. Si les premiers bilans n'expliquent pas les difficultés que rencontrent votre enfant, un bilan chez l'orthophoniste sera nécessaire pour poser le diagnostic de dyslexie. Il est à noter que même si une prise en charge chez l'orthophoniste pour des difficultés de lecture  peut être mise en place dès le CP pour les difficultés les plus importantes, un diagnostic de dyslexie ne pourra être poser avant la fin du CE1.

 

Conclusion

La dyslexie n'est ni un phénomène de mode, ni un problème psychologique, ni un manque de motivation. Il s'agit d'un trouble neurodéveloppemental qui façonne le cerveau de l'enfant dès la phase embryonnaire. Il n'y a pas de médicaments et on ne guérit pas de ce trouble qui n'est pas une maladie.

Pour poser un diagnostic de dyslexie qui est un diagnostic par exclusion, il est important de suivre des étapes précises pour exclure d'autres causes et pathologies et ainsi poser un diagnostic différencié juste et précis. Faire appel à plusieurs professionnels compétents dans ce domaine évitera toute erreur de diagnostic et permettra de proposer une prise en charge et des stratégies adaptées.

Enfin, on ne le dira jamais assez donc, nous le redisons et ne cesserons de le dire, plus la prise en charge sera précoce, plus l'enfant gagnera du temps, profitera au maximum de tous les apprentissages, gardera sa motivation et sa confiance en soi.

 

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