26/01/2026
Les troubles des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie, Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans hyperactivité) ne relèvent ni d’un manque de travail, ni de motivation, ni d’intelligence.
Ils se caractérisent par des difficultés durables, spécifiques, résistantes à l’entraînement, souvent en contraste avec un niveau intellectuel globalement préservé.
Repérer les signaux d’alerte le plus tôt possible, de la maternelle au lycée, permet d’éviter l’installation de l’échec scolaire, de la souffrance psychologique et de l’auto-dévalorisation.
Dans cette article nous reverrons rapidement, dans un premier temps, les signes spécifiques des difficultés principales causées pour chacun des troubles puis nous évoqueront les signaux transversaux à tout âge ainsi que les signaux par tranche d'âge (de 3 à 5 ans, de 6 à 9 ans, de 10 à 13 ans, et de 14 à 17 ans). Enfin, pour conclure, nous découvrirons ce qui, en tant que parent doit nous pousser à consulter.
Ces signes sont présentés à titre indicatif, ils ne sont ni exhaustifs et ni exclusifs. Cette liste a pour but de donner une idée générale de chacun des troubles.
Difficultés à faire correspondre lettre et son et inversement
Confusions de sons proches visuellement ou de manière auditive (b/p, d/t, v/f, m/n…)
Lecture lente, hachée, peu automatisée
Inversions, omissions ou ajouts de lettres ou syllabes
Orthographe très instable malgré l’entraînement
Écriture lente, irrégulière ou illisible
Tenue du crayon atypique
Copie très coûteuse et fatigante
Difficultés avec les outils scolaires (règle, compas, ciseaux)
Maladresse dans l’habillage et les jeux de construction
Difficulté à comprendre la notion de nombre
Tables non mémorisées
Problèmes pour poser les opérations
Confusions dans les étapes de raisonnement
Difficultés avec fractions, géométrie et abstraction
Difficultés importantes d’expression et/ou de compréhension
Phrases peu structurées
Omissions de mots
Consignes mal comprises
Compensation par la gestuelle
Difficulté à maintenir l’attention
Distractibilité importante
Impulsivité, agitation possible
Quel que soit l’âge, certains signes doivent alerter lorsqu’ils persistent dans le temps :
Difficultés ciblées et persistantes dans un domaine précis (lecture, écriture, mathématiques, langage oral, gestes), malgré l’aide, les répétitions et une bonne volonté apparente
Antécédents développementaux : retard de langage, maladresse motrice, difficultés de repérage spatial ou temporel, latéralisation tardive
Lenteur marquée dans les tâches scolaires (lecture, copie, résolution de problèmes) avec fatigabilité rapide
Écart significatif entre compétences orales et écrites, ou entre raisonnement oral et performances scolaires
Stratégies d’évitement : plaisanter, déranger, se mettre en retrait pour éviter de lire ou d’écrire
Impact émotionnel : baisse de l’estime de soi, anxiété scolaire, découragement
Retentissement émotionnel, scolaire et familial :
Refus scolaire ou évitement de l’école
Plaintes psychosomatiques récurrentes
Devoirs excessivement longs ou sources de crises
Résultats non proportionnels aux efforts fournis
Dissimulation ou camouflage des difficultés scolaires
Attention : un signal isolé n’est pas suffisant. C’est la persistance, l’intensité et l’accumulation des signes qui font alerte.
Vocabulaire très limité
Phrases courtes et peu structurées
Difficulté à raconter une histoire dans l’ordre
Problèmes de mémorisation des comptines, couleurs, jours
Maladresse ou lenteur importante pour s’habiller, pour manger, pour les gestes du quotidien
Difficulté avec des puzzles simples
Graphisme pauvre
Difficulté à reconnaître lettres et sons même ceux de son prénom
Confusions phonologiques fréquentes
Difficulté à dénombrer de petites quantités
Apprentissage de la lecture très lent
Confusions fréquentes de sons
Lecture hachée qui progresse peu
Difficultés à se repérer dans un cahier, une page, à écrire sur la ligne, à respecter la taille des lettres
Lenteur extrême en copie
Difficultés à écrire des nombres, surcompter, décompter, comparer, comprendre le sens des opérations, appliquer des procédures de calcul, résoudre des problèmes
Lecture encore lente, nécessitant de multiples relectures
Compréhension en baisse dès que le texte s’allonge
Orthographe très déficitaire malgré les apprentissages
Productions écrites courtes et pauvres
Prise de notes quasi impossible
Cahiers désorganisés
Difficultés avec les fractions, la géométrie et la résolution de problème
Incapacité à suivre le rythme de lecture exigé
Surcharge cognitive permanente
Fautes d’orthographe persistantes
Difficulté à structurer un texte (intro, développement, conclusion)
Écart marqué entre compréhension orale et résultats écrits
Choix d’orientation guidés par l’évitement de l’écrit
Si vous repérez que votre enfant présente ce type de difficultés, parlez-en à son ou ses enseignants.
Si malgré l'aide apportée à l'école et à la maison, vous obsersez :
Une persistance des difficultés au-delà de 6 mois malgré une remédiation ordinaire : Aide Pédagogique Complémentaire (APC), Programme Personnalisé de Réussite Educative (PPRE), Réseau d'aides spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED), Stage de Remise à Niveau (SRAN)...
Un contraste important entre efforts fournis et progrès obtenus
Un écart net entre compétences orales et écrites
Une accumulation de facteurs développementaux à risque
Un retentissement scolaire et psychologique significatif
N'hésitez pas à consulter un professionnel de santé! En première intention, son médecin traitant ou son pédiatre, qui vous orientera si nécessaire vers les professionnels de santé adaptés.
13/11/2025
Chaque enfant apprend à son rythme, avec ses forces, ses fragilités et sa propre manière de comprendre le monde.
Pour certains enfants et ados, notamment ceux présentant un Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH), un trouble “Dys” ou un Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA), le chemin des apprentissages est plus sinueux.
L’idée clé est qu’ils n’apprennent pas dans les mêmes conditions. Leur cerveau traite l’information différemment, ce qui demande des ajustements spécifiques, sans rien enlever à leur potentiel ni à leur intelligence.
Comme le dit la célèbre métaphore :
“Si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.”
Ces enfants ne manquent pas de compétences : ils ont simplement besoin d’un environnement où leurs talents peuvent s’exprimer.
Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) se manifeste par une attention fluctuante, une grande impulsivité et une agitation motrice et/ou mentale.
Mais derrière ce bouillonnement, on trouve souvent :
une curiosité sans limite,
une créativité vive,
une capacité à rebondir rapidement,
et un goût prononcé pour l’action.
Ces enfants s’épanouissent quand l’apprentissage devient concret, vivant, rythmé et porteur de sens.
Les troubles Dys regroupent plusieurs réalités :
la dyslexie (lecture),
la dysorthographie (orthographe),
la dyspraxie (coordination motrice),
ou la dyscalculie (logico-mathématique).
Ils ne traduisent pas un manque d’intelligence, mais un fonctionnement cérébral particulier dans le traitement des informations.
Un enfant dyslexique, par exemple, sera moins efficient en lecture qu’un élève typique, mais il pourra exceller dans d’autres domaines : raisonnement verbal, logique, créativité ou compréhension globale.
Chaque profil est unique : comprendre ses forces est la première étape pour lui permettre de progresser.
Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) se caractérise par :
des particularités dans la communication et les interactions sociales,
des intérêts spécifiques souvent très développés,
Beaucoup d’enfants avec autisme possèdent une bonne mémoire visuelle, un sens du détail et une pensée visuelle puissante.
Avec un cadre stable et des repères clairs, ils peuvent s’épanouir et révéler tout leur potentiel.
Chaque enfant / adolescent est unique.
Mais de manière générale, on observe chez de nombreux enfants neuro-atypiques certaines qualités récurrentes, liées à leur fonctionnement cérébral différent et à la résilience développée au fil des années.
Ces jeunes ont souvent dû :
persévérer pour comprendre ce qui semblait évident pour les autres,
analyser et trouver des stratégies pour contourner les difficultés,
travailler dix fois plus pour obtenir les mêmes résultats,
s’adapter à un environnement peu conçu pour eux.
D'un cerveau qui fonctionne autrement et d’un parcours exigeant naissent des compétences précieuses :
Créativité et pensée divergente,
Capacité à résoudre des problèmes complexes,
Goût de la recherche et de l’innovation,
Sens du détail ou vision globale hors norme,
Empathie, curiosité, endurance et originalité du raisonnement.
Ces qualités complètent les approches plus “typiques”.
Elles offrent une autre manière de voir le monde, d’inventer, d’innover.
Ce sont souvent les profils atypiques qui font avancer la société, en cherchant des solutions nouvelles, en détournant les problèmes, en explorant des chemins que d’autres n’oseraient pas emprunter.
Leurs différences ne sont pas des freins : ce sont des leviers pour penser autrement.
Pour apprendre efficacement, ces enfants doivent souvent composer avec :
une charge cognitive élevée (ils mobilisent plus d’énergie pour des tâches simples),
une attention fragile et une sensibilité accrue aux distractions,
des difficultés de planification, d’organisation ou de motricité fine,
un besoin de cadre, de clarté et de sécurité pour se repérer.
Ces particularités ne sont pas des faiblesses : elles montrent simplement que les méthodes standard ne conviennent pas à tous les cerveaux.
Alléger la quantité de travail sans diminuer les objectifs d’apprentissage.
Donner des consignes simples, claires et visuelles.
Fractionner les tâches, permettre des pauses actives.
Utiliser des outils de compensation (ordinateur, dictée vocale, supports visuels).
Valoriser chaque progrès, même minime, pour entretenir la motivation.
Créer un espace calme et ritualisé pour les devoirs.
Utiliser des supports variés et ludiques (jeux, manipulations, vidéos, applis éducatives).
Favoriser les apprentissages concrets et sensoriels : bouger, toucher, expérimenter.
Intégrer des pauses, du mouvement, du plaisir dans les apprentissages.
Ces aménagements ne sont pas des “avantages” : ils rétablissent l'équité.
Ils offrent à chaque enfant la possibilité d’apprendre selon son fonctionnement.
Les TDAH, les troubles Dys et les TSA nous rappellent une vérité essentielle : chaque cerveau apprend différemment.
Adapter les méthodes, varier les supports et assouplir les approches ne profite pas seulement aux enfants à besoins spécifiques — ces ajustements améliorent l’apprentissage de tous.
Il n’existe pas une seule manière d’apprendre.
Les aménagements et les stratégies pédagogiques profitent à tous les élèves, même à ceux qui ne sont pas concernés par un trouble neurodéveloppemental.
Ces enfants nous invitent à repenser l’école, la pédagogie et la manière d’accompagner la diversité cognitive.
Vous recherchez une aide pour votre enfant / ado?
➡️ Découvrez mes accompagnement personnalisés :
Rééducation scolaire ciblée (lecture, compréhension, orthographe, maths, organisation)
Travail cognitif (attention, mémoire, planification)
Apports méthodologiques (outils visuels, stratégies d’apprentissage)
Renforcement de la confiance, de la motivation et de l’autonomie
31/08/2025
Pourquoi est-il fondamental de communiquer avec les différents professionnels?
« Qui sait réellement ce qu'est l'autisme?»
Tout d’abord, il est indispensable de comprendre que peu de personnes sont au fait de ce qu’est l’autisme.
En effet, tout le monde a déjà entendu parler de « l’autisme » à travers les médias : à l’occasion de reportages ou lors de la mise en place des plans Autisme. Or à l’heure actuelle qui sait réellement ce qu’est l’autisme, si ce n’est les familles d’enfants avec autisme ou certains professionnels directement concernés ?
« Vous, les parents, êtes les experts»
D’autre part, comme vous le savez, il y a autant « de type d’autisme » que de personnes avec autisme, c’est d’ailleurs pour cela que l’on parle de Trouble du Spectre Autistique. Vous, les parents, êtes les experts du trouble de votre enfant. Aussi, vous êtes les plus à même de transmettre votre savoir, votre expérience aux professionnels scolaires et péri-scolaires qui seront amenés à prendre en charge votre enfant.
« Deux bénéfices essentiels »
Les intérêts de communiquer autour de l’autisme et des particularités de votre enfant aura deux bénéfices essentiels :
Comment bien communiquer avec l'ensemble des équipes scolaires et péri-scolaires?
« Une fiche Mieux me connaître »
A travers les différentes épreuves que vous avez traversées, vous êtes extrêmement conscients qu’il n’est pas aisé de parler de l’autisme, des capacités ou des difficultés de votre enfant sans susciter des incompréhensions voire des critiques ou de l’agressivité.
C’est pourquoi je vous propose une fiche "Mieux me connaître" qui vous permettra de transmettre aux professionnels toutes les informations essentielles concernant votre enfant. Cette fiche se veut très factuelle, synthétique, tout en résumant toutes ses particularités et besoins pour que votre enfant soit pris en charge de manière adaptée et bienveillante.
Elle ne donne ni recommandation, ni conseil ou autre injonction dans le respect du travail de chaque intervenant. Elle est juste une mine d’informations sur laquelle pourront s’appuyer tous les professionnels.
19/08/2025
La rentrée approche, et avec elle son lot de petits défis à relever : acheter les fournitures, remplir les papiers administratifs, prévoir les certificats… sans oublier d’aider les enfants à se remettre doucement dans le rythme !
Entre les listes données par l’école, les inscriptions aux activités extrascolaires et l’organisation à la maison, il est parfois difficile de ne rien oublier. Résultat : beaucoup de stress la veille du grand jour, et une impression de courir dans tous les sens.
Bonne nouvelle!!! Avec un peu d’anticipation et une to-do list claire et complète, il est possible d’aborder cette période sereinement.
Dans cet article, je vous propose une check-list simple et efficace à imprimer (ou à garder sur votre téléphone) pour préparer la rentrée sans stress et avec l’assurance que tout est prêt.
Vous y trouverez :
Les fournitures scolaires indispensables
Les inscriptions et démarches administratives à ne pas oublier
Les certificats et documents nécessaires
Quelques astuces pour organiser la maison et instaurer un climat apaisé
Parce qu’une rentrée réussie, c’est aussi une rentrée sans mauvaises surprises pour les parents comme pour les enfants !
Découvrez maintenant la check-list à cocher spéciale parents pour la rentrée!
06/07/2025
Partir en voyage avec un traitement pour le TDAH, notamment à base de méthylphénidate classé comme stupéfiant, nécessite une préparation minutieuse. En effet, chaque pays applique sa propre réglementation concernant ces médicaments, et certains comme l'Indonésie les interdisent complètement sur leur territoire. Avant tout départ, il est donc essentiel de vérifier la légalité de votre traitement dans votre pays de destination.
Quelle que soit votre destination, certaines précautions sont universelles. Vous devez impérativement :
Pour un voyage dans l'espace Schengen (Allemagne, Autriche, Belgique, etc.), vous devez obtenir une attestation de transport auprès de l'Agence Régionale de Santé (ARS) correspondant à la région d'exercice de votre médecin prescripteur. Consultez le site www.ars.sante.fr pour trouver les coordonnées appropriées.
Pour les destinations hors espace Schengen, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) est l'organisme compétent pour délivrer cette attestation. Prévoyez de faire votre demande au minimum 10 jours avant votre départ via leur site ansm.sante.fr. Notez que l'attestation n'est valable que 30 jours et qu'il vous faudra une attestation distincte pour chaque médicament concerné.
Pour connaître précisément les exigences de votre pays de destination, consultez le site de l'Organe International de Contrôle des Stupéfiants (OICS) à l'adresse www.incb.org/incb/en/travellers/country-regulations.html. Certains pays demandent des justificatifs supplémentaires ou ont des règles non mentionnées sur le site de l’OICS.
Renseignez-vous également auprès de l'ambassade ou du consulat du pays concerné, ou consultez le site du Ministère français des Affaires étrangères www.diplomatie.gouv.fr qui fournit des informations pratiques par destination.
Si vous prévoyez un séjour dépassant la durée maximale autorisée de transport (28 jours), il est recommandé d'effectuer les démarches nécessaires pour poursuivre votre traitement directement dans le pays d'accueil. Renseignez-vous auprès des services de santé locaux avant votre départ.
En cas de doute, appliquez au minimum les précautions essentielles mentionnées plus haut. Mieux vaut être trop prudent que de risquer une confiscation de votre traitement, une amende, ou dans les cas les plus graves, des poursuites judiciaires qui viendraient gâcher votre séjour.
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