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Autisme

Vers qui se tourner pour diagnostiquer un trouble des apprentissages

05/02/2026

Vers qui se tourner pour diagnostiquer un trouble des apprentissages

TDAH, dys, et autisme : comprendre le parcours sans se perdre

 

Lorsque les difficultés scolaires persistent, beaucoup de parents se retrouvent rapidement face à une avalanche de mots compliqués : dyslexie, TDAH, dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie, dysphasie, autisme, TND,  bilans, diagnostics, spécialistes…

 

Et une question revient presque toujours :

👉 Qui pose le diagnostic ?

👉 Quels bilans sont vraiment nécessaires ?

👉 Faut-il absolument un test de QI ?

 

En tant qu’enseignante spécialisée et coach scolaire, j’accompagne régulièrement des familles perdues dans ce parcours. Cet article a un objectif simple : vous aider à y voir clair, sans jargon inutile.

 

 

Diagnostic, bilan, dépistage : trois notions à ne plus confondre

 

Avant de parler des spécialistes, il est important de distinguer trois choses :

  • Le dépistage

    → Il repère des signaux d’alerte (à l’école, à la maison, chez un professionnel).

  • Le bilan

    → Il évalue précisément le fonctionnement de l’enfant (langage, attention, raisonnement, coordination…).

  • Le diagnostic

    → Il est posé par un médecin, à partir des bilans et de l’histoire de l’enfant, après avoir écarté des difficultés visuelles ou auditives.

 

👉 Un bilan n’est pas un diagnostic,

👉 mais il n’y a pas de diagnostic fiable sans bilan.

 

Qui diagnostique les troubles des apprentissages ?

 

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dysphasie

Pour ces troubles nommés dorénavant troubles du langage oral ou écrit, troubles des apprentissages mathématiques , le professionnel clé est l’orthophoniste.

 

L’orthophoniste :

  • évalue le langage oral et/ou écrit
  • utilise des tests standardisés
  • identifie un profil compatible avec un trouble développemental

 

Même si le diagnostic officiel est médical, dans la réalité, c’est le bilan orthophonique qui permet :

  • de comprendre les difficultés
  • de mettre en place des aménagements scolaires
  • d’engager une rééducation adaptée

 

👉 Sans bilan orthophonique, on ne peut pas parler sérieusement de dyslexie , de dysorthographie ou de dysphasie.

 

 

Le test de QI est-il obligatoire ?

 

C’est une idée très répandue… mais fausse.

👉 Le test de QI n’est pas obligatoire pour diagnostiquer un trouble des apprentissages.

 

Cependant, il peut être utile pour :

  • vérifier que les difficultés sont spécifiques
  • comprendre les points forts et les fragilités cognitives
  • éclairer certaines situations complexes : par exmple des difficultés en mathématiques peuvent s’expliquer par une dyscalculie, ou par des troubles attentionnels, de mémoire ou moteur (dyspraxie).

 

Mais :

  • un enfant n’est pas défini par son QI
  • l’absence de test de QI n’annule pas un trouble
  • dans certains cas, il n’apporte pas d’information déterminante

 

👉 Le plus important n’est pas le chiffre, mais la compréhension du fonctionnement de l’enfant.

 

 

Qui fait passer les tests de QI ?

 

Les tests de QI (WISC, WAIS) sont passés par des psychologues.

Certains psychologues sont formés en neuropsychologie :

  • ils analysent plus finement l’attention, la mémoire, les fonctions exécutives
  • ils sont souvent sollicités dans les troubles neurodéveloppementaux

👉 Ce n’est pas une obligation, mais un vrai plus selon la situation de l’enfant.

 

 

TDAH, dyspraxie, autisme : pourquoi plusieurs professionnels sont nécessaires

 

Pour le TDAH, la dyspraxie ou le trouble du spectre de l’autisme (TSA), le diagnostic repose sur une approche pluridisciplinaire.

 

On peut retrouver :

  • questionnaires remplis par les parents et les enseignants
  • bilans psychologiques ou neuropsychologiques
  • bilans psychomoteurs ou ergothérapiques
  • bilans orthophoniques si nécessaire

 

👉 Aucun professionnel ne peut poser un diagnostic seul, sans croiser les regards, ne serait-ce que via des questionnaires.

 

 

Ce que vivent beaucoup de parents (et que je vois tous les jours)

 

Dans les familles que j’accompagne, je retrouve souvent :

  • une grande fatigue face aux démarches
  • la peur de « faire trop » ou « pas assez »
  • des enfants découragés par des évaluations à répétition

Or la question essentielle n’est pas :

« Quel est diagnostic exact de mon enfant ? »

 

Mais plutôt :

« De quoi mon enfant a-t-il besoin pour apprendre sereinement et reprendre confiance ? »

 

 

Le rôle de l'enseignant spécialisé et du coach scolaire spécialisé

 

Mon travail s’appuie sur mon expérience d’enseignante spécialisée pour :

  • aider les parents à comprendre les bilans
  • faire le lien entre les professionnels et l’école
  • transformer les conclusions médicales en solutions concrètes
  • accompagner l’enfant sur le plan scolaire, émotionnel et motivationnel

 

Même si un diagnostic peut ouvrir des droits parfois essentiels : aides humaines, financières et/ou  matérielles, c’est l’accompagnement au quotidien qui fait la différence.

 

 

À retenir

 

✔ Le diagnostic est médical

✔ Les bilans sont indispensables

✔ L’orthophoniste joue un rôle central

✔ Le test de QI n’est pas obligatoire

✔ Les suivis et les aménagements au quotidien sont essentiels

 

 

Vous vous posez des questions sur le parcours de votre enfant ?

 

👉 Être bien informé, c’est déjà soulager une part de l’inquiétude.

 

👉 Être accompagné, c’est avancer plus sereinement.

TDAH, Dys, TSA : des profils qui apprennent autrement

13/11/2025

TDAH, Dys, TSA : des profils qui apprennent autrement

Et si on apprenait à regarder les différences autrement ?

 

Chaque enfant apprend à son rythme, avec ses forces, ses fragilités et sa propre manière de comprendre le monde.
Pour certains enfants et ados, notamment ceux présentant un Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH), un trouble “Dys” ou un Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA), le chemin des apprentissages est plus sinueux.

 

L’idée clé est qu’ils n’apprennent pas dans les mêmes conditions. Leur cerveau traite l’information différemment, ce qui demande des ajustements spécifiques, sans rien enlever à leur potentiel ni à leur intelligence.

 

Comme le dit la célèbre métaphore :

“Si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.”
Ces enfants ne manquent pas de compétences : ils ont simplement besoin d’un environnement où leurs talents peuvent s’exprimer.

 

 

1️⃣ Des profils singuliers : comprendre les différences

 

🔹 Le TDAH : un cerveau en mouvement permanent

Le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) se manifeste par une attention fluctuante, une grande impulsivité et une agitation motrice et/ou mentale.
Mais derrière ce bouillonnement, on trouve souvent :

  • une curiosité sans limite,

  • une créativité vive,

  • une capacité à rebondir rapidement,

  • et un goût prononcé pour l’action.

Ces enfants s’épanouissent quand l’apprentissage devient concret, vivant, rythmé et porteur de sens.

 

🔹 Les troubles “Dys” : des obstacles spécifiques aux apprentissages

Les troubles Dys regroupent plusieurs réalités :

  • la dyslexie (lecture),

  • la dysorthographie (orthographe),

  • la dyspraxie (coordination motrice),

  • ou la dyscalculie (logico-mathématique).

Ils ne traduisent pas un manque d’intelligence, mais un fonctionnement cérébral particulier dans le traitement des informations.
Un enfant dyslexique, par exemple, sera moins efficient en lecture qu’un élève typique, mais il pourra exceller dans d’autres domaines : raisonnement verbal, logique, créativité ou compréhension globale.

Chaque profil est unique : comprendre ses forces est la première étape pour lui permettre de progresser.

 

🔹 Le TSA : une perception du monde unique

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) se caractérise par :

  • des particularités dans la communication et les interactions sociales,

  • des intérêts spécifiques souvent très développés,

  • des spécificités sensorielles.

Beaucoup d’enfants avec autisme possèdent une bonne mémoire visuelle, un sens du détail et une pensée visuelle puissante.
Avec un cadre stable et des repères clairs, ils peuvent s’épanouir et révéler tout leur potentiel.

 

 

2️⃣ Forces et talents

 

Chaque enfant / adolescent est unique.
Mais de manière générale, on observe chez de nombreux enfants neuro-atypiques certaines qualités récurrentes, liées à leur fonctionnement cérébral différent et à la résilience développée au fil des années.

Ces jeunes ont souvent dû :

  • persévérer pour comprendre ce qui semblait évident pour les autres,

  • analyser et trouver des stratégies pour contourner les difficultés,

  • travailler dix fois plus pour obtenir les mêmes résultats,

  • s’adapter à un environnement peu conçu pour eux.

D'un cerveau qui fonctionne autrement et d’un parcours exigeant naissent des compétences précieuses :

  • Créativité et pensée divergente,

  • Capacité à résoudre des problèmes complexes,

  • Goût de la recherche et de l’innovation,

  • Sens du détail ou vision globale hors norme,

  • Empathie, curiosité, endurance et originalité du raisonnement.

Ces qualités complètent les approches plus “typiques”.
Elles offrent une autre manière de voir le monde, d’inventer, d’innover.
Ce sont souvent les profils atypiques qui font avancer la société, en cherchant des solutions nouvelles, en détournant les problèmes, en explorant des chemins que d’autres n’oseraient pas emprunter.

Leurs différences ne sont pas des freins : ce sont des leviers pour penser autrement.

 

 

3️⃣ Défis et besoins spécifiques

 

Pour apprendre efficacement, ces enfants doivent souvent composer avec :

  • une charge cognitive élevée (ils mobilisent plus d’énergie pour des tâches simples),

  • une attention fragile et une sensibilité accrue aux distractions,

  • des difficultés de planification, d’organisation ou de motricité fine,

  • un besoin de cadre, de clarté et de sécurité pour se repérer.

Ces particularités ne sont pas des faiblesses : elles montrent simplement que les méthodes standard ne conviennent pas à tous les cerveaux.

 

 

 

4️⃣ Aménagements et stratégies pour favoriser leurs apprentissages

 

🔸 En classe

  • Alléger la quantité de travail sans diminuer les objectifs d’apprentissage.

  • Donner des consignes simples, claires et visuelles.

  • Fractionner les tâches, permettre des pauses actives.

  • Utiliser des outils de compensation (ordinateur, dictée vocale, supports visuels).

  • Valoriser chaque progrès, même minime, pour entretenir la motivation.

 

🔸 À la maison

  • Créer un espace calme et ritualisé pour les devoirs.

  • Utiliser des supports variés et ludiques (jeux, manipulations, vidéos, applis éducatives).

  • Favoriser les apprentissages concrets et sensoriels : bouger, toucher, expérimenter.

  • Intégrer des pauses, du mouvement, du plaisir dans les apprentissages.

Ces aménagements ne sont pas des “avantages” : ils rétablissent l'équité.
Ils offrent à chaque enfant la possibilité d’apprendre selon son fonctionnement.

 

 

🎯 Conclusion : il n’existe pas une seule manière d’apprendre

 

Les TDAH, les troubles Dys et les TSA nous rappellent une vérité essentielle : chaque cerveau apprend différemment.
Adapter les méthodes, varier les supports et assouplir les approches ne profite pas seulement aux enfants à besoins spécifiques — ces ajustements améliorent l’apprentissage de tous.

Il n’existe pas une seule manière d’apprendre.
Les aménagements et les stratégies pédagogiques profitent à tous les élèves, même à ceux qui ne sont pas concernés par un trouble neurodéveloppemental.

Ces enfants nous invitent à repenser l’école, la pédagogie et la manière d’accompagner la diversité cognitive.

 

 

Aller plus loin ?

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  • Rééducation scolaire ciblée (lecture, compréhension, orthographe, maths, organisation)

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  • Renforcement de la confiance, de la motivation et de l’autonomie

 

Autisme : réussir la rentrée de mon enfant

31/08/2025

Autisme : réussir la rentrée de mon enfant

Pourquoi est-il fondamental de communiquer avec les différents professionnels?

 

« Qui sait réellement ce qu'est l'autisme?»

Tout d’abord, il est indispensable de comprendre que peu de personnes sont au fait de ce qu’est l’autisme. 
En effet, tout le monde a déjà entendu parler de « l’autisme » à travers les médias : à l’occasion de reportages ou lors de la mise en place des plans Autisme. Or à l’heure actuelle qui sait réellement ce qu’est l’autisme, si ce n’est les familles d’enfants avec autisme ou certains professionnels directement concernés ?

 

« Vous, les parents, êtes les experts»

D’autre part, comme vous le savez, il y a autant « de type d’autisme » que de personnes avec autisme, c’est d’ailleurs pour cela que l’on parle de Trouble du Spectre Autistique. Vous, les parents, êtes les experts du trouble de votre enfant. Aussi, vous êtes les plus à même de transmettre votre savoir, votre expérience aux professionnels scolaires et péri-scolaires qui seront amenés à prendre en charge votre enfant.

« Deux bénéfices essentiels »

 

Les intérêts de communiquer autour de l’autisme et des particularités de votre enfant aura deux bénéfices essentiels :

 

  • Pour que votre enfant soit compris le plus rapidement possible. Vous avez certainement mis des heures, des jours, des semaines, des mois pour comprendre un élément déclencheur de crises chez votre enfant. Si dès la rentrée, vous transmettez toutes vos connaissances aux professionnels, ces derniers auront une bonne grille de lecture et pourront ainsi agir, dès le départ, en parfaite adéquation avec ses besoins.

 

  • Pour créer un lien sécurisant et apaisé. Il est évident que si votre enfant se sent bien accueilli et que les professionnels disposent de toutes les informations leur permettant de s’occuper de lui de manière adaptée et en toute bienveillance, le lien créé contribuera à son bien-être et à une entrée facilitée dans les apprentissages.

 

Comment bien communiquer avec l'ensemble des équipes scolaires et péri-scolaires?

 

« Une fiche Mieux me connaître »

A travers les différentes épreuves que vous avez traversées, vous êtes extrêmement conscients qu’il n’est pas aisé de parler de l’autisme, des capacités ou des difficultés de votre enfant sans susciter des incompréhensions voire des critiques ou de l’agressivité. 

 

C’est pourquoi je vous propose une fiche "Mieux me connaître" qui vous permettra de transmettre aux professionnels toutes les informations essentielles concernant votre enfant. Cette fiche se veut très factuelle, synthétique, tout en résumant toutes ses particularités et besoins pour que votre enfant soit pris en charge de manière adaptée et bienveillante.
Elle ne donne ni recommandation, ni conseil ou autre injonction dans le respect du travail de chaque intervenant. Elle est juste une mine d’informations sur laquelle pourront s’appuyer tous les professionnels.

 

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